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LES GRANDS THEMES DE L’ACCIDENTOLOGIE

 Les experts de la Sécurité routière considèrent à juste titre que trois éléments peuvent concourir à la survenance d’un accident de la circulation

- Le véhicule automobile

- Le conducteur

- La  route

Du fait de son objet spécifique, l’Association « FLO », ne peut s’intéresser ainsi qu’aux accidents dont il apparaît que la route, sa signalisation, son état, son manque de sécurité, peut en être tant la cause essentielle que l’accessoire qui y a contribué.

Il est vrai que les acteurs de la politique française ont pour première vocation de définir les règles dont la finalité sera incontestablement de mettre en exergue l’accidentologie liée tant à l’état du véhicule, qu’aux infractions commises par le conducteur.

Il est incontestable qu’un effort très important, ces dernières années, a permis d’identifier ainsi des causes objectives d’accidents de la circulation, mais aussi la mise en œuvre de solutions, aussi bien préventives, comme la création du contrôle technique, que répressives au moyen de contrôles fréquents et efficaces des représentants des forces de l’ordre.

Il est très rare, cependant, que le nombre d’accidents liés très précisément à l’état du réseau routier soit défini et mis en avant.

Il est certain que cette situation provient de raisons économiques, tant le budget de l’Etat, ou maintenant celui des Collectivités locales, du fait de la décentralisation, peut souffrir de la dimension des enveloppes financières à trouver.

Néanmoins, l’amélioration des infrastructures est un axe important d’action pour la sécurité routière. Le volet routier des contrats de plan (2000-2006), qui atteint 33 milliards de francs, contre 23 milliards de francs réalisés au précédent plan (1994-1999), comprend de nombreuses opérations qui concourent à l’amélioration du réseau routier : déviations d’agglomérations, mises à 2 x 2 voies, traversées  d’agglomérations sécurisées.

Dans les nouveaux contrats de plan État - Région (2000/2006), 2 milliards de francs sont prévus pour les Plans Régionaux d'Aménagements de Sécurité (PRAS), représentant un doublement des crédits par rapport aux contrats précédents. Des méthodes d'analyse des accidents corporels existent et permettent d'améliorer la route et ses équipements.

Nous devons reconnaître les efforts concrets et importants de la Collectivité Territoriales de Corse, développés depuis peu pour la mise en conformité des grands axes de circulation ainsi que sa réussite pour y parvenir.

 

Il est donc clair que l’État et les Collectivités locales ont pris la mesure de l’intérêt d’améliorer les éléments du réseau routier, cause objective d’accidents de la circulation.

Il n’en demeure qu’à ce jour, trop d’axes secondaires, du fait de leur configuration ou de leur manque de signalisation ou d’entretien, sont encore et toujours à l’origine d’accidents graves, voire mortels.

N’oublions pas que depuis la création (fort ancienne) de ces portions de notre réseau routier, la quantité, mais aussi la puissance des véhicules automobiles a été multipliée de manière exponentielle, le réseau n’est donc plus adapté.

Les automobilistes n’ont pas la mesure du rôle des infrastructures routières dans les accidents de circulation.

Il est vrai, que d’une manière générale et systématique, on ne leur parle que de taux d’alcoolémie, de ceinture de sécurité, de vitesse ou encore de vétusté de leurs voitures.

Pourtant, les statistiques nationales sont précises. En terme de responsabilité en matière d’accident, si la part du conducteur est de 92% et celle du véhicule de 29%, elle est quand même de 46% pour l’infrastructure routière.

La connaissance de cette situation par nos gouvernants est telle, qu’en plus d’un développement important des crédits affectés aux améliorations et transformations du réseau routier, une démarche a été mise en place, la « Démarche SURE » (Sécurité des Usagers sur les Routes Existantes), dont l’objectif est précis :

                                          2001-2010 diviser par deux le nombre de tués sur les routes.

Cette démarche permet, en amont, de dresser la liste des zones accidentogènes avec un ensemble d’intervenants, dont la Direction de l’Équipement et les différentes composantes des collectivités locales.

Elle permet ensuite la mise en œuvre des moyens d’action sur le terrain, par la réalisation des  travaux d’améliorations utiles.

La prise de conscience du rôle important de l’état de nos routes dans les accidents de circulation est expressément acquise.

Il n’en demeure pas moins vrai, cependant, que, souvent, les perspectives de décision ou de commencement de travaux sont souvent reportées pour de simples raisons économiques ou de délais de gestion.

L’Administration a ainsi la nécessité d’œuvrer par priorité.

Les priorités de l’Administration ne sont pas systématiquement les nôtres, le risque est trop important, et si souvent des travaux d’amélioration et  urgent sont nécessaires, il apparaît que, dans certains cas, de tous petits travaux d’aménagement, ou simplement une nouvelle et meilleure signalisation, sont susceptibles de garantir une baisse substantielle du risque d’accident dans une zone déterminée.

 L’Association « FLO-ROUTES DE CORSE » y puise son essence.

 

 Il nous appartient en effet de rappeler à chaque autorité la compétence exclusive qui est la sienne d’avoir à « faire » et, à défaut, de mettre en place les outils utiles pour contraindre et engager toute responsabilité civile ou administrative.

 

Plus vous nous aiderez, en nous faisant connaître les endroits dangereux à côté de chez vous, mieux nous saurons

et pourrons intervenir !

 

 

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